TOUS NOS VOEUX DE BONNE RENTREE

A l’heure où la crise gouvernementale, nous plonge dans une période institutionnelle instable, le local doit être l’échelon du soutien et de la stabilité pour nos habitants et les acteurs phares de notre commune

Avonnaises, Avonnais,

Nous vous avions souhaité à toutes et tous une excellente rentrée scolaire 2025.

Je tiens à vous adresser à nouveau à tous les enfants et leurs familles nos vœux pour une année scolaire 2025-2026 réussie. Que cette rentrée se déroule dans les meilleures conditions possibles, dans un cadre propice à l’apprentissage, à la réussite et à l’épanouissement personnel de chacune et chacun.

Belle reprise également aussi à nos associations !

Je vous souhaite que cette année soit riche en projets et en dynamisme. Que cette nouvelle année puisse faire grandir vos activités et élargir vos adhésions. Afin de toujours mettre en lumière les acteurs qui participent au dynamisme et au rayonnement de notre ville, je continuerai de me battre pour que vos initiatives soient mieux soutenues et davantage relayées.

A nos commerçants, acteurs locaux essentiels !

Je veux vous adresser aussi mes vœux fraternels et solidaires pour cette rentrée. Vous êtes le cœur vibrant de notre commune. Souvent discrets et parfois isolés face à des difficultés croissantes, vous maintenez avec ténacité et sans bruit, l’offre de proximité indispensable à notre qualité de vie. La mairie devrait toujours être la porte à laquelle vous devriez pouvoir frapper afin que vous puissiez être valorisés, accompagnés et soutenus dans la durée, comme vous le méritez.

Hélas ! il est à constater et à déplorer l’inertie et les absences répétées de la majorité municipale aux côtés de chacun et chacune d’entre vous lors des temps forts de vos saisons et le manque de soutien face à vos difficultés et à vos demandes criantes d’animations.

Je tiens toutefois à remercier chacun pour votre rentrée sur les chapeaux de roues, et le dynamisme insufflé

UNE RENTREE SCOLAIRE EN DEMI-TEINTE

« Je déplore que cette majorité ne prête pas plus attention aux inquiétudes des familles et fassent le choix de fuir ses responsabilités qui ne sont nullement à renvoyer sur le dos des riverains

Ecole Changis : Les inquiétudes grandissent !

Cette rentrée est assombrie par l’incertitude sur le futur de l’école Changis. Les travaux ont été suspendus à la suite d’un recours remporté par les riverains devant le juge des référés.

La Mairie s’est pourvu en appel au Conseil d’Etat contre la décision rendue par le tribunal.

Je déplore encore une fois, un manque de transparence et de réactivité dans la transmission des informations. Après l’annulation de la réunion d’information prévue en juillet, les familles impactées ont reçu un courrier sur le blocage du chantier et sur la dispersion des enfants dans les différentes écoles de la ville seulement 4 jours avant la rentrée !

Pire encore, la dispersion a parfois conduit à la séparation de fratries entre différents groupes scolaires

Enfin de nombreux engagements lié à l’organisation de l’année transitoire, présentée aux familles n’auront pas été ténus et ou rendus difficiles après pourtant un mois de reprise scolaire.

En effet, le portail famille a été dysfonctionnant à la rentrée pendant 10 jours.

Ce bug à la rentré n’aura pas permis aux familles dès le 1er septembre de faire les inscriptions aux périscolaires, à la cantine, au pedibus, à l’étude pour accompagner le soutien des familles et des enfants aux devoirs et pour certaines familles jusqu’à fin septembre

Pourtant aucune information sur ces désagréments n’a été transmise par la Mairie

Par ailleurs, les inscriptions à l’étude scolaire ont été réduites pour les enfants des écoles de Changis avec seulement 15 places ouvertes pour 3 classes sur la Butte Montceau et une restriction similaire sur l’école des terrasses pour les enfants de Changis accueillis.

Cela est un une des conséquences incroyables de cette organisation précipitée et de cette année transitoire qui occasionne un mode dégradé pour l’éducation des enfants provenant de Changis ainsi qu’une iniquité d’offre éducative pour les enfants provenant de l’école fermée.

Le service restauration se fait, quant à lui à un pas accéléré pour les enfants, ce qui a conduit des familles à désinscrire de la cantine, leurs enfants entrant notamment en maternelle, pour les protéger de cette impression d’usine scolaire.

Enfin, les écoles n’auront pas non plus été épargnées de cette folle rentrée scolaire.

UNE REALITE DES ECOLES MASQUEE PAR LA MUNICIPALITE

À presque un mois de la rentrée et à deux semaines des premières vacances scolaires de la Toussaint, elles attendent toujours, une réponse quant à leur demande de fournitures scolaires.

Des directeurs d’établissements, attendent en effet à ce jour, un retour de la mairie sur le matériel à allouer aux écoles, qui est par ailleurs en constante diminution depuis le début du mandat.

Ces dysfonctionnements occasionnent des désagréments pour les familles et le personnel de l’éducation qui ne peuvent s’organiser pleinement en amont, mais cela ne perturbe la municipalité en place qui survole ces sujets voir les contourne.

Il est étonnant qu’en pleine période de rentrée qui est une période charnière de demande d’inscription, le servie éducation débordé n’ait eu qu‘un seul agent pour répondre aux familles et que le service eut été restreint dans son accueil téléphonique et physique des familles qu’en après-midi, sans information publique des habitants.

Le propre de la communication de la ville, n’est pas d’annoncer que les bonnes nouvelles, fêtes et cérémonies mais aussi d’informer les habitants pour se prémunir des désagréments liés aux dysfonctionnements du portail et aux dysfonctionnements organisationnels

Cette rentrée aura été une rentrée difficile pour de nombreuses familles, à qui je veux à nouveau adresser tout mon soutien

Pour revenir sur le recours au Conseil d’Etat contre la suspension des travaux,

Ce jugement a pointé de sérieux manquements au Code de l’Urbanisme et au Plan Local d’Urbanisme (PLU) d’Avon :

  • Recul insuffisant des terrasses prévues comme espaces de récréation, par rapport aux propriétés voisines immédiates
  • Absence d’études sur la voirie
  • Absence d’études sur les voies de circulation nécessaires pour les secours

-Absence d’étude des sols pour les fondations à réaliser

Ces derniers points interrogent le choix même du terrain et par extension sur l’opportunité du site du projet

La démolition engagée trop rapidement ne laisse désormais plus une seule chance en l’état, de retour sur le site par les familles.

Pourtant, des solutions temporaires existaient et existent encore pour éviter un tel revers.

Nous aurions pu envisager d’installer les enfants au sein du centre de loisirs de l’ancienne école présente sur la ville ou même de créer un site temporaire avec des préfabriqués.

3 Amina BACAR | TRIBUNE octobre 2025 | Conseillère municipale de la ville d’Avon

Cela aurait permis d’éviter de dispatcher les enfants sur la ville.

Je tiens à revenir enfin sur l’alerte d’un pédiatre suite à l’interpellation de plusieurs familles avonnaises d’enfants scolarisés à l’école Mathéry. Car derrière les annonces de la majorité municipale, il y a les réalités des familles.

Madame la Maire s’est félicitée de 150 000 de travaux dans nos écoles,

pour préparer les écoles à la reprise de septembre. Mais sur le terrain, les familles, les représentants des parents d’élèves et les enseignants témoignent d’une tout autre réalité:

Des travaux repoussés d’année en année depuis le début de ce mandat

Des bâtiments énergivores, véritables passoires thermiques, des pannes de chauffage et une faible chauffe des classes obligeant les enfants à garder leur manteau l’hiver, un nombre insuffisant de ventilateurs, seul solution envisagée pour rafraîchir les classes

Présence de moisissures, de murs de classes rongés par l’humidité et les moisissures, une qualité de l’air certainement qui en pâtit

Des problèmes d’eau et un accueil dégradé pour nos enfants( toilettes cassés et condamnés, problème d’aération dans les classes,..)

Les alertes se multiplient, mais la municipalité choisit d’ignorer la situation préférant une communication de façade.

Nous voulons, avec En Avon toute 2026 agir concrètement pour nos écoles, en mettant en oeuvre dès 2026 :

Un programme pluriannuel d’investissement pour l’entretien et la rénovation des écoles, équipements sportifs et locaux associatifs avec la construction également d’un nouveau gymnase au Vieil Avon, avec la rénovation du stade B.Gonzo en partenariat avec la CAPF, …..

  Un plan de rénovation énergétique pour des bâtiments sains, confortables et économes.

Un renforcement de l’aide aux devoirs, pendant l’année et les vacances pour permettre la réussite éducative des enfants

Un budget participatif éducatif, pour que parents d’élèves, associations et commerçants puissent proposer et faire voter des projets pour les enfants et pour des animations en ville.

Et concernant l’école de Changis, condamnée par un recours :

Nous proposerons un nouveau site, accessible à pied et en transports, pensé autour de la vie du quartier et des besoins réels des familles.

Parce que la réussite éducative mérite mieux que des effets d’annonce. Parce qu’investir dans nos enfants, c’est investir dans l’avenir d’Avon.

EXPOSITION LES IMAGES DE LA REPUBLIQUE

Ce vendredi 19 septembre, sur le parvis du Manoir du Bel-Ébat, s’est tenue l’inauguration et le vernissage de l’exposition Les Images de la République, organisée par les services de la Ville, en présence de M. Didier Mauss, Maire honoraire de Samois sur Seine, émérite constitutionnaliste, collectionneur et donateur.

Cette exposition, de grande qualité, restera visible pendant un mois au Manoir. Elle a rassemblé de nombreuses personnalités :

La sénatrice Marianne Margaté, le président de l’agglomération, des élus, des présidents d’associations mémorielles, des porte-drapeaux, des professeurs d’histoire et la Proviseure du collège dans la Vallée,

Selon Mme Le Maire, étaient également présents de nombreux membres de la Société de la Légion d’honneur, dont un de ses anciens directeurs à la Ville de Paris, lui-même membre de la Légion d’honneur.

Ces informations sont toujours intéressantes, car elles interrogent sur la frontière entre engagements professionnels et engagements honorifiques, et sur le sujet de cooptation dans des réseaux fermés voir consanguins interrogeant sur la spécificité de ces titres.

Toutefois, au-delà de l’intérêt culturel de cette intéressante exposition, plusieurs points méritent d’être rappelés :

Le projet de musée autour de ces collections, est évoqué depuis 2023,mais il n’est toujours pas finalisé ni abouti et ne s’ inscrit dans aucun budget prévisionnel.

Car il n’est pas non plus financé à ce jour n’ayant trouvé de source de financement pour ce projet

Selon M. Mauss lui-même, et à condition que tous ces prérequis soient satisfaits, ce projet ne verrait pas le jour avant 2028 au mieux.

Le Manoir du Bel-Ébat, selon les termes du legs de 1977 à la ville, a une vocation artistique et musicale.

L’implantation d’un tel projet au manoir légué à la commune sous ces conditions, reste donc potentiellement et juridiquement contestable et attaquable, rappelant que les testaments génèrent un droit réel opposable à tous même aux ascendants.

Madame Le Maire a été avisée de ces problématiques et risques juridiques notamment par nos soins en séance du conseil municipal, mais comme à l’usage fait fi des alertes avisées en amont des projets qui conduisent de plus en plus à des recours perdus par la commune.

 

Dans un contexte électoral, il est regrettable de constater que ces événements soit instrumentalisés pour promouvoir la candidature de Mme la Maire,

alors que l’esprit républicain exige neutralité et équité entre tous les candidats.

Un signalement à ce sujet a été adressé au service du Préfet, rappelant que les manifestations de la ville en période électorale ne peuvent être une réunion politique déguisée avec l’annonce des projets du maire sortant candidat comme cela a pu être fait (tel l’annonce du projet d’un futur festival des images de la république, ou l’appellation des allées du parc du bel Ebat inspirée de noms d’artistes type Debussy, etc…) sans compter des éloges débordantes par des intervenants.

Tout ceci nuit à la lisibilité de l’action municipale et de ses moyens qui doivent rester apolitiques lors de la campagne électorale pour le bien des habitants et leur liberté de conscience et surtout afin d’éviter une iniquité de traitement des candidats.

Pour ma part, je reste convaincue que la République appartient à toutes et à tous et nécessite un esprit de transmission et d’éducation citoyenne, pour que ces valeurs soient vécues et partagées par chacun.

La Marseillaise, entonnée avec les professeurs d’histoire et les jeunes du Collège de la Vallée, a donné un bel écho à cet idéal commun : une République indivisible, vivante, et accessible à toutes et à tous.

La République n’est pas l’affaire de quelques-uns. Elle est la chose de tous. Rappelons que la République doit rester ouverte, inclusive, Elle doit créer un espace où chacun trouve sa place, où toutes et tous peuvent participer pleinement à la démocratie et à la vie publique.

Je tiens à remercier les associations, enseignants, et participants pour leur engagement et leur présence, à Monsieur Maus, aux services de la ville mobilisés.

Nous devons outre cela rappeler la nécessité de rester vigilants pour que les projets municipaux soient portés dans le respect du droit, de la transparence et de l’intérêt général et que les intérêts de la commune qui sont des intérêts politiques ne soient pas mélangés et en collusion avec des intérêts associatifs de la Société des membres de la Légion d’honneur notamment depuis la présidence par Mme le Maire de la section de Fontainebleau- Avon.

On retiendra par exemple un courrier adressé au Maire de Fontainebleau de la Société des membres de la légion d’honneur du 77 contre le projet de la résidence étudiante et en soutien à Mme le Maire d’Avon

, étrangement également membre et présidente de la section de Fontainebleau -Avon. Le cœur d activité de cette fondation n étant pas celui ci.

3 Amina BACAR | TRIBUNE octobre 2025 | Conseillère municipale de la ville d’Avon

Ou notons d autres courriers adressés aux Maires de la Seine et Marne pour soutenir la candidature de certaines personnalités à la réception de cette légion.

La République a su, dans son histoire, chasser les voix de la monarchie. Le grand enjeu d’aujourd’hui, c’est de chasser les systèmes de niches, de cooptations, de cercles fermés, ces petites salles l’on ferme la porte aux autres.

La vie démocratique doit rester ouverte à toutes et à tous, dans la connaissance partagée, la concorde, et la construction commune de notre avenir pour faire république et démocratie ensemble.

L’ANTICHAMBRE DE LA REPUBLIQUE

À Avon, la démocratie locale semble s’être arrêtée sur le seuil de la porte.

Le Conseil municipal, censé être le lieu du débat, de la transparence et de la confrontation des idées, s’est transformé en antichambre du pouvoir, les décisions sont déjà prises avant d’être présentées.

Les élus de l’opposition y assistent souvent sans disposer des pièces chiffrées, des présentations de projets, ni des informations préalables nécessaires pour exercer pleinement leur mandat.

Les échanges, lorsqu’ils ont lieu, se réduisent à des monologues convenus ou à des réponses évasives.

Cette manière de gouverner, où l’information devient une faveur plutôt qu’un droit, nie la mission première d’un conseil municipal : représenter tous les Avonnais, pas seulement ceux du premier cercle.

La République ne se résume pas à une étiquette. Elle repose sur des principes : neutralité, laïcité, égalité de traitement.

Or, comment comprendre qu’une maire se revendique publiquement « élue et catholique » en inaugurant un établissement confessionnel,dans un journal local tiré à plus de 25 000 exemplaires, brouillant ainsi la frontière entre conviction personnelle et fonction publique et sphère publique et

privée ?

Comment accepter qu’un maire, premier magistrat de la commune, dénigre la justice lorsqu’une décision de tribunal lui est défavorable, alors que le respect de la loi est au cœur même de son mandat ? Le malaise ne s’arrête pas là.

La vie communale est marquée par une culture d’entre-soi :

des élus de l’opposition écartés des cérémonies officielles et commémorations républicaines,

des réseaux de soutien mobilisés pour bloquer certains projets — comme celui de la résidence étudiante ou, au contraire, pour accorder des faveurs à quelques-uns, tels qu’un local municipal loué à vil prix à une école privée Montessori accueillant à peine quelques 8 élèves avonnais, pendant que des associations locales peinent à trouver un espace pour leurs activités.

Ce n’est pas cela, la République.

La République, c’est le débat, la transparence, la justice, la neutralité, le respect du droit et la considération de tous.

C’est un idéal qui n’appartient à aucun parti, mais à chaque citoyen.

Notre ville mérite mieux que cette gouvernance de couloir, où tout se décide dans l’ombre des commissions fermées et des amitiés utiles.

Elle mérite une maison commune ouverte, éclairée, respirante, chaque élu, chaque parent, chaque habitant peut apporter sa pierre, proposer, contester, construire.

Changer d’époque, à Avon, ce sera remettre la République dans sa salle du Conseil et faire sortir notre ville de son antichambre.

LE CENTRE COMMERCIAL DE LA BUTTE MONTCEAU

Tensions autour du marché, promesses non tenues et commerçants sous pression

La tension fut vive au centre commercial de la Butte Montceau avec des tentatives mal venues de la municipalité de vouloir s’ériger en censeur ou régulateur du centre commercial privé de la Butte Montceau

Des commerçants du marché hebdomadaire, installés sur le site depuis parfois plus de trente ans, ont été confrontés à une situation inédite : plusieurs élus, dont Mme la Maire d’Avon, se seraient rendus sur place pour empêcher leur installation, allant jusqu’à bloquer les accès avec leurs véhicules personnels le jeudi 18 septembre

Il aura fallu l’intervention du gérant d’une grande enseigne du centre commercial, menaçant de faire appel à la police nationale et à l’huissier mandaté et présent sur le site dès 6 heures, pour que les élus concernés se retirent et laissent le marché s’installer normalement.

Un épisode qui a profondément choqué les commerçants présents.

Un arrêté pris presque la veille . sans concertation , est à l’origine de ce climat de tension.

Ces méthodes exposeraient à nouveau la commune à des recours juridiques pour atteinte au libre exercice des activités commerciales.

Des promesses électorales restées lettre morte

L’incident ravive un dossier déjà ancien : celui de la rénovation du centre commercial de la Butte Montceau.

En 2020, Mme la Maire s’était engagée, dans un courrier de campagne aux riverains, à rénover le site, assurant que la SEM (Société d’économie mixte) financerait les travaux.

Or, selon les documents consultés, aucun dossier n’a jamais été déposé par la ville auprès de la SEM. Le procès- verbal de son conseil d’administration évoque d’ailleurs l’absence de tout projet concret malgré les annonces municipales.

Six ans plus tard, aucune concertation n’a été organisée, aucun chantier n’a démarré.

Pourtant, la ville est directement concernée, puisqu’elle occupe plusieurs lots du centre commercial, notamment pour les locaux de la police municipale, et siège aux côtés des copropriétaires dans les instances de gestion.et pourtant rien n’a été engagé par la commune en dépit de la nécessité impérieuse de travaux dans ce centre, nécessité connue tous.

Vers une disparition programmée du marché ?

Pour de nombreux observateurs, la stratégie municipale semble de vouloir affaiblir le marché pour justifier la destruction du centre commercial et imposer un projet de reconstruction, ce qui rappelle le projet du centre commercial des Fougères, la disparition progressive des commerces a précédé la construction d’un programme de logements neufs. Aujourd’hui, plus aucun commerce n’y subsiste.

Un enjeu pour la vitalité locale

Le marché de la Butte Montceau, véritable cœur battant du quartier, reste pourtant un lieu de vie sociale et économique essentiel à Avon.

Les commerçants y assurent chaque semaine l’animation du quartier, le lien social et le maintien du commerce de proximité, valeurs que de nombreux habitants souhaitent préserver.

Cette stratégie mortifère pour le commerce local et pour la parole publique, fondée sur des promesses jamais tenues et sur l’absence de concertation doit cesser et laisser la place à un véritable projet pour ce centre avec une Mairie et une équipe en soutien de grand chantier tant attendu, avec une autre méthode de gouvernance : le dialogue, la transparence et l’investissement dans les équipements essentiels plutôt que leur mise à mal.

Avon mérite mieux. Le marché de la Butte Montceau mérite respect, écoute et un avenir.

RETOUR SUR PAROLE AUX QUARTIERS

Le marché de la Butte Montceau, véritable cœur battant du quartier, reste pourtant un lieu de vie sociale et économique essentiel à Avon.

Parole aux Quartiers : une belle idée à faire vivre vraiment!

La démarche Parole aux Quartiers avait, à l’origine, tout pour plaire.

Une initiative permettant d’aller à la rencontre des habitants, quartier
par quartier, rue par rue, pour recueillir leurs observations, leurs besoins et leurs idées sur la vie locale.

L’idée de créer un lien direct entre les Avonnais et la municipalité était non seulement bienvenue, mais nécessaire. En associant les résidents, les représentants municipaux, cette démarche aurait pu devenir un véritable outil de démocratie locale, un espace de parole sincère, de co-construction et d’écoute mutuelle.

Chaque rencontre devait permettre d’alimenter le futur programme municipal de la prochaine équipe, en partant du vécu concret des habitants : cadre de vie, mobilités, tranquillité, équipements publics, lien social, environnement…

Mais pour que ce type d’initiative garde tout son sens, encore faut-il écouter réellement ce qui s’y exprime, rendre compte véritablement de tous les échanges et assurer un suivi.

Trop souvent, les démarches participatives se limitent à une communication flatteuse, sans déboucher sur des actes concrets ou des engagements précis.

Le rendu de cette consultation n’y aura pas échappé en éludant des remontées de riverains s’étant pourtant déplacés à cette fin.

Il y aura eu en effet la suppression:

  • des remontées de riverains sur le projet contesté de l’école Changis, certainement pour rester dans cette communication aveugle que ce projet n’a jamais été contesté
  • des remontées des riverains contre le projet du second ilôt de la gare et la construction de logements etc préférant ne retenir que des sujets récurrents qui touchent essentiellement la voirie, la propreté, les circulations, les signalétiques, la dangerosité de certains axes de circulation…

Ces sujets sont tout autant essentiels et dénotent des besoins criants d’amélioration de notre cadre de vie et d’entretien des équipements et espaces extérieurs souvent très inégaux et les grands oubliés des projets nouveaux d’aménagement

RIXES AUX ABORDS DES HABITATIONS SUR LE NOUVEAU QUARTIER DE LA GARE

Sécurité à la gare d’Avon : un sentiment d’urgence après plusieurs épisodes alarmants

Depuis quelques années, les abords de la gare de Fontainebleau-Avon connaissent une hausse préoccupante d’incidents violents, rixes, agressions, qui inquiètent de plus en plus les habitants.

Six ans après des agressions de femmes aux heures matinales ou tardives, et malgré les mesures annoncées (vidéosurveillance, contrôles), il reste beaucoup à faire pour restaurer un sentiment de sécurité réel surtout pour les jeunes.

En octobre 2025, une importante opération de sécurisation a eu lieu autour de la gare.

Pas moins de 27 policiers nationaux, des agents municipaux et de la sûreté ferroviaire ont contrôlé 140 personnes, après une rixe au cours de laquelle un adolescent de 16 ans avait été poignardé à la cuisse.

Dans une autre affaire, la gare a été le lieu de plusieurs affrontements : une quinzaine de personnes, certaines armées, se sont battues un soir, faisant au moins une victime blessée au dos par arme blanche.

Il y a un historique d’agressions aux heures “creuses” (matin très tôt, tard le soir) particulièrement dénoncées par les habitantes. Cela laisse entendre que la présence de forces de l’ordre ou de dispositifs de surveillance reste insuffisante à certains moments. (C’est un constat partagé, même s’il n’y a pas toujours de données publiques très à jour sur ces heures et que la majorité municipale refuse de communiquer sur le bilan sécurité de leur mandat chaque année depuis 2020)

Les mesures mises en place / promises

La mise en place de vidéosurveillance est l’une des principales réponses de la municipalité pour sécuriser les entrées/sorties de la gare, les impasses environnantes, etc.

On évoque aussi des patrouilles, des opérations ponctuelles de contrôle, mais celles-ci semblent réactives, souvent après un événement violent, plutôt que préventives de façon continue.

Il existe des subventions pour aider à l’équipement en vidéoprotection qui ont été sollicitées. Cela montre une volonté administrative de structurer la réponse.

Mais, les incidents continuent malgré les dispositifs

Les rixes récentes montrent que la surveillance, les caméras, les contrôles ne suffisent pas à dissuader tous les actes violents, surtout quand ils surviennent de nuit, dans des zones peu éclairées ou peu fréquentées.

Manque de visibilité et de transparence

On ne trouve pas de bilans clairs accessibles publiquement montrant l’efficacité des caméras ou du système de vidéosurveillance.

La Mairie n’alerte jamais ni ne communique jamais sur des vigilances à adopter suite à des rixes présentes surtout autour de la gare et environs, laissant les riverains devant le fait accompli sans éléments de contexte.

3 Amina BACAR | TRIBUNE octobre 2025 | Conseillère municipale de la ville d’Avon

ll est souvent flou de savoir où exactement ces caméras couvrent (impasses, zones sombres, accès secondaires) et à quel moment elles sont réellement surveillées ou utilisées et si elles sont opérantes( problèmes des caméras du centre commercial de la Butte n’ayant pu filmer de nuit l’incendie du centre commercial).

Temps de réponse / présence policière limitée

Les patrouilles ne sont pas omniprésentes, spécialement aux heures critiques (très tôt, tard), ce qui laisse des fenêtres de vulnérabilité pour les usagers , notamment les femmes, les jeunes., les résidents immédiats et les usagers de la gare.

Proximité, aménagements, éclairage

Par ailleurs, les abords de gare comportent de nombreuses zones mal éclairées, des ruelles, impasses ou chemins peu praticables ; la densité de passage (voitures, piétons) n’est pas uniformément surveillée. Ces facteurs facilitent les agressions.

Jeunesse et prévention

Les jeunes sont au cœur des incidents (auteurs parfois, victimes parfois) : rixes entre jeunes, affrontements, etc. Mais à côté des mesures sécuritaires, les politiques de prévention (activités, encadrement, espaces de rencontre sécurisés) semblent moins mises en avant ou moins financées. Le risque est que la réponse se fasse toujours par la répression, sans traiter les causes profondes.

Bilan : sentiment d’insuffisance des politiques menées

On peut reconnaître que des efforts ont été faits: vidéosurveillance, opérations de sécurisation, contrôles plus fréquents et qu’ils sont nécessaires. Ils répondent à une demande forte des habitants et sont essentiels pour que le territoire ne bascule pas dans une escalade d’insécurité.

Mais à ce jour, le bilan est mitigé :

  • Le sentiment d’insécurité demeure selon les heures.
  • Les mesures ne semblent pas suffisamment préventives ou continues : elles se déclenchent trop souvent après un drame.
  • Les jeunes, notamment, restent exposés, et leur besoin d’un environnement stable, sûr, de repères, d’alternatives (lieux de distraction, structuration des temps libres) est peu satisfait.
  • Avon mérite une sécurité pour tous les habitants et encore plus sur les quartiers nouveaux qui viennent de sorrir de terre.
  • Le site de la gare a en effet accueilli de nouveaux habitants dont la sécurité aux abords de la gare doit être garantie si on veut y maintenir un cadre de vie sécure.